Au terme de sa visite au Centre emplisseur gaz du dépôt de la SCDP à Nsam ce mercredi 30 septembre, le Ministre de l’Eau et de l’Energie a fixé des objectifs au top management et s’est expliqué face à la presse.
Monsieur le Ministre de l’Eau et de l’Energie, qu’est-ce qui justifie votre présence ce 30 septembre 2026 au dépôt SCDP de Nsam à Yaoundé ?
Depuis quelques semaines nous vivons des tensions dans l’approvisionnement en gaz domestique. Ceci a conduit à la réunion de crise du 18 septembre 2026 au cours de laquelle des mesures ont été prises et communiquées à travers la lettre circulaire du 23 septembre 2026. Dès le début de la semaine, il nous a semblé important d’évaluer la prise en compte de ces différentes directives par chacun des groupes de personnes interpellées. J’ai engagé des visites dans les centres emplisseurs et stations-services de la ville de Yaoundé pour m’enquérir de la situation autour du gaz domestique. Après cette halte à la SCDP qui est le principal centre chargé de la mise à disposition du gaz dans la ville de Yaoundé, je suis satisfait.
Comment comprendre ce satisfécit ?
Je le suis car, je me rends compte qu’il y a assez de gaz et que nous faisons plus face à un problème de logistique avec des marketers qui ont injecté de nouvelles bouteilles sur le marché et les délais de route qui ont augmenté. Ce qui n’arrange pas les choses étant donné que la demande autour de cette énergie propre augmente et interpelle. Je suis d’autant plus satisfait que je me rends compte de ce que les mesures prescrites à la SCDP ont été respectées : le carrousel est en bon état et que le dépôt de Bafoussam a transféré de nouvelles bascules permettant d’augmenter la capacité d’enfutage au dépôt de Yaoundé.
Pensez-vous que ces mesures permettront de résorber le problème ?
Bien évidemment ! On passe ainsi d’une capacité de chargement de 140 TM en bouteilles à 200 TM soit une augmentation de 60 TM sur le marché qui n’est pas négligeable. Je sors de ce dépôt avec ce nouveau chiffre sur lequel le Directeur Général de la SCDP s’est engagé : l’enfutage de 200 TM par jour au dépôt de Nsam pour satisfaire le marché. Par ailleurs, l’Etat ne peut pas tout faire ; d’où la libéralisation du secteur de l’enfutage. J’appelle donc les marketers ayant augmenté leurs parcs de bouteille de solliciter également ces centres. Ce qui baisserait la pression sur la SCDP qui elle continue de stocker avec efficacité les produits. J’en veux pour preuve la présence d’un navire de 10.000 TM au port de Douala en attente de dépotage au dépôt SCDP de Bonaberi. J’appelle les autres centres emplisseurs à se mettre aux normes et se mettre à contribution.
La SCDP a récemment inauguré de nouvelles capacités de stockage à Douala et a annoncé la construction de nouvelles sphères de stockages de gaz. Quel impact sur la crise actuelle ?
J’encourage le Directeur Général de la SCDP pour les investissements en cours et j’instruis que les calendriers y afférents ne connaissent pas de glissement. Les problèmes du secteur sont structurels et avec les opportunités qui s’ouvrent à nous, on espère des perspectives meilleures avec Kribi qui prendra corps et j’espère également que l’augmentation des capacités de stockage et de chargement par rail et wagon soient suivie avec la plus grande attention. Je rentre comblée car les objectifs sont suivisd’effet et nous espérons maintenir ce rythme. Les fêtes de fin d’année pointent à l’horizon et notre objectif est que ces tensions ne subsistent pas en décembre.