Manutention de bouteilles de gaz domestique au dépôt de Bonabéri

Vrombissement des camions, entrechoc des bouteilles, sifflement des bras de chargement de GPL en décompression et rotation ininterrompue du carrousel d’enfutage… Ce jeudi 17 septembre 2026, l’effervescence est à son comble au dépôt de Bonabéri. Ici les agents chargés de remplir les bouteilles de gaz (enfuteurs) s’assurent que tout est en place pour les opérations, les chauffeurs des différents marketers positionnent leurs engins à l’entrée du hall d’emplissage tandis que les convoyeurs aident à sortir des bouteilles de gaz des remorques

Pour répondre à la demande nationale en gaz domestique — évaluée à environ 1 500 tonnes métriques (TM) par jour —, l’ensemble du personnel de Bonabéri est sur le pont et ne ménage aucun effort. Alors que le Chef de dépôt participe à une réunion d’urgence au siège, son adjoint, Yannick Mpille,  rassure : « Le produit est bien disponible, comme le rappelait hier le Directeur Général Adjoint sur la CRTV. Nous donnons le meilleur de nous-mêmes pour permettre à la SCDP d’assurer sa mission de service public.» Egalement sur le site, les équipes de la Délégation Régionale de l’Eau et de l’Énergie veillent scrupuleusement au déroulement des opérations Pour faire face à l’affluence, les journées s’allongent : le dépôt ouvre dès 5 heures du matin et ne ferme qu’aux alentours de 23 heures. Véritable poumon logistique et futur hub pétrolier d’Afrique Centrale, le site de Bonabéri est le point de départ du GPL pour l’ensemble du territoire national. « Ici, les titres et les postes ne comptent plus : chacun prête main-forte. L’unique priorité est de servir, encore et toujours », souligne le contremaître d’exploitation N°1 Eric Tchapda

Une organisation H24 au cœur du hub de Bonabéri

Sur les berges du Wouri, la chaîne logistique fonctionne à plein régime. Pour l’illustrer, Yannick Mpille pointe les deux navires d’une capacité cumulée de 10.000 TM qui sont en attente de déchargement. Un peu plus loin ce sont les wagons citernes pleins à ras-bord  qui attendent de s’ébranler pour Ngaoundéré afin de satisfaire la demande du Grand Nord. Quelques mètres en avant, ce sont des camions citernes vracs qui terminent les opérations de chargement avant de prendre la direction de Yaoundé et d’autres dépôts GPL du réseau SCDP et de ses partenaires.

Entre temps, les sphères et cigares des autres régions du pays ne sont pas vides. Dans la région de l’Extrême-Nord, à Maroua, la situation est stable.  Le dépôt dispose de 131 TM, un niveau supérieur à la capacité de stockage du dépôt (105 tonnes métriques) cela représente environ 5 jours d’autonomie. Dans l’Adamaoua (Ngaoundéré), le dépôt dispose d’environ 46 tonnes métriques en stock, avec un complément de 109 tonnes métriques actuellement en cours d’acheminement. La distribution s’y poursuit normalement, sans recul de l’approvisionnement. A Bertoua, le dépôt à une autonomie de 9 jours avec une sortie moyenne de 20 tonnes par jour.

Approvisionné depuis Douala/Bonabéri par camion-citerne, la région de l’Ouest connaît des tensions ponctuelles récurrentes, liées non pas à un manque de produit mais à l’état dégradé de la route qui dessert le dépôt, ce qui complique la mobilisation de la flotte. 157 tonnes métriques y sont actuellement en attente d’acheminement, pour une capacité de stockage du dépôt de 170 tonnes métriques. La SCDP a renforcé la mobilisation de ses camions sur cet axe pour fluidifier les livraisons.

Dans le Centre, à Yaoundé notamment, on est confortable pour 03 jours d’autonomie avec une disponibilité de stocks de 246 tonnes métriques et de 183 tonnes métriques en attente, soit 429 tonnes métriques au total.

Les équipes de Bonabéri et des dépôts de l’intérieur restent pleinement mobilisées pour assurer la continuité de la distribution sur toute l’étendue du territoire.